Une portion du boisé Du Tremblay sera transformée en prairie indigène

Une portion du boisé Du Tremblay sera transformée en prairie indigène

Une partie d’un ancien champ agricole situé dans le boisé Du Tremblay sera restaurée en champ indigène.

Le projet s’échelonnera sur deux ans. Le site choisi d’une superficie de 1,75 hectare au coeur d’une grande friche vise à favoriser l’établissement d’espèces aviaires champêtres comme l’hirondelle rustique et le goglu des prés de même que des pollinisateurs tels le monarque ou les abeilles. La Ville de Boucherville a mandaté Nature-Action Québec pour la réalisation de ce projet. Le conseil municipal a accordé la somme de 10 000 $ à cet organisme à cette fin.

Lorsque les transformations auront été terminées, cette prairie servira de site de démonstration pour les agriculteurs sur les aménagements fauniques en milieu agricole. Nature-Action Québec aura la responsabilité d’entretenir ce champ afin d’en assurer la pérennité, de planter des arbustes fruitiers aux abords de la prairie, d’installer un nichoir à hirondelle rustique à proximité, des ruches d’abeilles productrices de miel et de tenir deux ateliers de transfert de connaissances en ciblant les agriculteurs du bassin versant. Une partie des travaux sera réalisée cette année, l’autre l’an prochain.

Nature-Action Québec possède ce terrain depuis 2011. L’exploitation agricole qui y était exercée a pris fin en 2012 afin de respecter la vocation de conservation du Boisé puisque plusieurs étangs de rainette faux-grillon de l’Ouest sont localisés en périphérie. La partie agricole du lot a été ensemencée avec de la luzerne, du trèfle et du mil dans le but de reconstituer une prairie sauvage et de freiner l’envahissement du champ par le roseau commun.

À la fin des travaux, les espèces visées disposeront d’un habitat favorable à leur survie dans cet environnement. Les oiseaux champêtres vivent dans les champs et les friches. Un grand nombre de ces espèces vivent au sol. Elles sont de ce fait vulnérables aux activités agricoles mécanisées pratiquées durant leur période de nidification.

Le projet prévoit la plantation de 1500 arbustes fruitiers le long des fossés agricoles bordant la prairie. Les fleurs et les fruits produits par ces végétaux favoriseront la faune aviaire et les pollinisateurs en leur fournissant une source de nourriture, un abri et un endroit où se percher. Cinq espèces d’arbustes ont été choisies : la viorne flexible, la viorne cassonoides, le sureau du Canada, le sumac vinaigrier et le framboisier. La plantation se tiendra à l’automne, cette année. Quant à l’installation des ruches, elle se fera au printemps 2017.