Stéphane Bergeron nommé ministre de la Sécurité publique et au Conseil du trésor

Stéphane Bergeron nommé ministre de la Sécurité publique et au Conseil du trésor

Assemblée nationale du Québec

Stéphane Bergeron disait qu’il serait prêt à relever le défi que lui proposerait la première ministre du Québec, Pauline Marois, quel qu’il soit, et ce sont trois grands défis qui ont incombé au député de Verchères, c’est-à-dire ministre de la Sécurité publique du Québec, ministre responsable de la région de l’Outaouais et il est l’un des cinq députés nommés au Conseil du trésor.

« C’est la folie! », de rire à l’autre bout de la ligne le nouveau ministre rejoint lundi dernier. « J’ai l’impression d’avoir vécu six mois en seulement quatre jours! », faisant allusion à la semaine dernière qui a été des plus mouvementées.

Ce n’est que la veille du dévoilement du Conseil des ministres qu’il a reçu un coup de fil du cabinet de Mme Marois, le 18 septembre vers 15 h, lui demandant de partir de Varennes pour être à Québec dans un peu plus de trois heures, sans préciser quoi que ce soit d’autre…

Pour éviter les fuites dans les médias la veille du dévoilement, on demandait à Stéphane Bergeron d’emprunter la porte arrière du Château Laurier où se déroulait les rencontres, mais comme les journalistes étaient déjà aux aguets à cet endroit, il a fallu qu’il passe par une autre entrée, secret oblige!

La rencontre avec Mme Marois a été très brève, quelques minutes à peine, et c’est là qu’elle lui a offert d’occuper le poste de ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de l’Outaouais, en lui décrivant le mandat qu’il devait poursuivre à ce titre.

Expérience

« Je suis très heureux! Je connais bien les problématiques des dossiers relevant de la sécurité publique puisque j’ai été porte-parole officiel de l’opposition pendant près d’un an et demi. Je chausse des souliers que je connais », a explique celui qui a talonné le gouvernement Charest pendant des mois afin qu’il offre aux Québécois une véritable commission d’enquête publique sur l’industrie de la construction et non pas « une patente à gosse », expression de M. Bergeron qui avait vite fait le tour des médias en octobre dernier!

« Mme Marois nous a demandé de rétablir la confiance des citoyens envers les institutions et je prends ce mandat très au sérieux », ajoute celui qui a 19 années d’expérience à titre d’élu et qui devra également rapatrier au Québec les données du registre fédéral des armes à feu.

Peu de temps après, la première ministre du Québec l’a également nommé comme l’un des cinq ministres responsables du Conseil du trésor, présidé par Stéphane Bédard. Ce poste ne sera pas de tout repos puisque ses membres doivent parfois rappeler fermement à leurs collègues les dures réalités monétaires des finances de la province et, à ce titre, leur imposer des limites qu’il ne sera pas toujours agréable à entendre…

Toutefois, il est important de savoir que Stéphane Bergeron a déjà été whip en chef de 1997 à 2001 pour le Bloc québécois alors qu’il était député au fédéral. Cela l’aidera assurément dans ses nouvelles fonctions au Conseil du trésor parce que le rôle de whip nécessitait doigté, autorité et parfois même fermeté puisqu’il était en charge de la discipline au sein de son parti!

« Mme Marois a été claire sur une autre chose : nous demeurons d’abord et avant tout député et il ne faut pas négliger nos citoyens et j’ai bien l’intention d’être aussi présent que possible pour la population de Verchères », a conclu Stéphane Bergeron.

 

 

Allocution de la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois, à l’occasion de la présentation du nouveau Conseil des ministres

 

« Tous les êtres humains désirent vivre en sécurité. Il s’agit d’un besoin fondamental de toutes les sociétés.

Les Québécois peuvent se réjouir de vivre au sein de l’une des juridictions les plus pacifiques et sécuritaires des Amériques.

Nous ne devons pas avoir pour but de remplir les prisons. Nous avons cependant le devoir d’assurer la sécurité des personnes et des biens.

Pour accomplir cette tâche, à titre de ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de l’Outaouais, j’ai nommé Stéphane Bergeron.

Je vous demande, avec le ministre de la Justice, de continuer le travail entrepris par le précédent gouvernement pour rapatrier au Québec les données du registre fédéral des armes à feu.

Contribuez à faire du Québec une des sociétés les plus intègres et les plus sécuritaires qui soit. »