Sortie rapide pour Joliane Melançon alors qu’Alexandre Émond entre en action ce mercredi

Sortie rapide pour Joliane Melançon alors qu’Alexandre Émond entre en action ce mercredi

Judo Canada

Nos judokas aux Jeux olympiques

L’aventure olympique de Joliane Melançon aura été de courte durée, telle est la dure réalité pour les judokas où la moindre erreur ne pardonne pas.

L’athlète du Club de judo de Varennes a débuté de belle façon son premier combat en inscrivant rapidement un waza-ari contre son adversaire Sabrina Filmoser. Toutefois, la résidente de Blainville s’est fait surprendre par la suite par l’Autrichienne qui l’a immobilisée au sol pendant 25 secondes, ce qui lui a permis de remporter la victoire alors qu’il restait un peu plus de trois minutes à faire dans le combat.

« C’était un combat à ma portée et c’est une erreur de ma part. Je trouve ça dommage. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas perdu au sol, ce qui ajoute à ma déception, a déclaré Melançon, 13e au monde. Habituellement, je domine au sol. J’étais sur le dessus, les manches prises et je ne pouvais rien faire. Lorsqu’elle a commencé à rouler, je savais que même si j’essayais de m’en sortir, il était trop tard », a-t-elle confié à l’agence Sportcom peu après son combat, lundi dernier.

Selon l’entraîneur de l’équipe canadienne féminine, Marie-Hélène Chisholm, sa protégée a failli mettre fin au combat dès le début puisque la première attaque de Joliane était presqu’un ippon. Par contre, l’Autrichienne a su rebondir rapidement et elle a eu une occasion d’immobiliser la Québécoise, appliquant ainsi une de ses spécialités que peu de judokas peuvent maîtriser avec autant de succès.

Un combat inattendu…

Dans le cas de Alexandre Émond, qui sera en action aujourd’hui (1er août), les combats les plus importants se sont souvent déroulés à l’extérieur du tatami…

Le judo, tout comme la vie, nous force parfois à affronter des adversaires redoutables et ce sport offre de très grandes leçons à qui sait les accepter puisqu’on peut se servir de la propre force de son adversaire pour le terrasser. Encore faut-il avoir la force mentale de se relever quand on reçoit un coup qui nous coupe le souffle…

C’est ce qu’a fait le judoka quand la mort a fauché son frère et meilleur ami, le pompier Mathieu Émond, le 4 mars 2008, alors qu’il combattait un incendie…

Les deux frères étaient unis par des liens encore plus forts que le sang et ils partageaient beaucoup de choses ensemble, dont une grande passion pour le judo.

Le choc a été brutal pour Alexandre Émond qui a du prendre le temps d’accepter cette difficile situation et composer avec cette perte énorme.

Chaque événement, bon ou mauvais, peut recéler un aspect positif et constructif pour la suite de notre vie. Pour le Varennois, cet événement a contribué à forger son caractère et lui a permis d’acquérir une plus grande maturité et ce nouveau bagage a contribué à faire de lui un meilleur judoka.

Un autre choc…

À l’aube des Jeux olympiques de Londres, les observateurs considéraient que l’athlète de 28 ans serait à surveiller dans la catégorie de moins de 90 kilos, mais en mai dernier, une autre épreuve s’est dressée sur son chemin.

Un peu plus de deux mois avant l’ouverture des Jeux olympiques en sol britannique, il s’est disloqué l’épaule droite lors d’un match préparatoire contre un adversaire de l’Ouzbékistan. Le Varennois ne croyait pas que son épaule était disloquée alors qu’il était encore dans l’adrénaline du combat, mais c’est en enlevant son judogi qu’il a bien vu que l’épaule était sortie du support de l’articulation…

Plusieurs croyaient que cette malchance mettrait fin à l’aventure olympique du judoka puisqu’une telle blessure prend de quatre à six mois avant de guérir, mais c’était mal connaître l’athlète!

Il a donc mis tous les efforts pour se remettre en forme le plus vite possible et ses médecins ont constaté que le chemin de la guérison est parcouru plus rapidement que prévu.

Toutefois, une telle blessure, qui est encore sensible, a de graves conséquences. Présentement, Alexandre Émond se considère à 80-85 % de ses capacités dans une catégorie de poids lourds qui donne lieu à de véritables chocs de titans. Alors la question est : son épaule tiendra-t-elle le coup?

Avant cette blessure, son objectif était de termine par le top sept de sa catégorie et le Varennois aimerait quand même y parvenir, mais il sait qu’il faudra que son épaule tienne le coup et que le tirage au sort ne lui soit pas trop défavorable également.

Par contre, il y aura peut-être un ange à ses côtés pour l’aider…