Sandoz Canada voit une ouverture dans le cannabis médical

Sandoz Canada voit une ouverture dans le cannabis médical

La compagnie Sandoz Canada est établie dans le parc industriel de Boucherville.

Crédit photo : Sandoz Canada

La compagnie Sandoz Canada, établie dans le parc industriel de Boucherville, a récemment conclu un accord avec l’entreprise Tilray, de Colombie-Britannique, pour développer le marché du cannabis sous forme non combustible, manufacturé à des fins médicales. « Nous allons travailler avec ce fabricant sur le développement de nouvelles formes et dosages thérapeutiques de ce type de produit », mentionne le président de Sandoz, Michel Robidoux.
Tilray fabrique actuellement huit produits de cannabis médical sous forme d’huile et de capsule dont les emballages portent à la fois le nom de l’entreprise et celui de Sandoz. La compagnie bouchervilloise s’est donné le mandat de mieux les faire connaître auprès des médecins, des pharmaciens et du grand public. Pour l’heure, ils ne sont acheminés que par la poste à des patients ayant obtenu une autorisation d’un médecin pour leur utilisation. Sandoz compte sensibiliser les autorités gouvernementales afin qu’ils puissent être également distribués en pharmacie.
Selon des données compilées par Santé Canada, près de 270 000 personnes avaient accès à du cannabis à des fins médicales en décembre 2017 à travers le pays. De ce nombre, environ 110 000 résidaient en Ontario et 104 000 habitaient en Alberta. Le plus important marché de ce type de produit se situe dans ces deux provinces. Quant au Québec, il compte un peu plus 7300 clients.
L’alliance entre les deux entreprises mènera à des recherches sur l’innovation et la posologie des produits. Une étude menée par Tilray suggère que le cannabis peut, dans certaines circonstances, réduire la consommation d’opioïdes chez les patients souffrant de douleurs chroniques et diminuer les risques associés à la dépendance à ces substances et aux crises de surdose. « Notre alliance avec Tilray représente une autre étape importante vers la légitimation du cannabis médical en tant que médication officielle et option de traitement fiable ainsi que vers le soutien aux patients afin qu’ils accèdent à des traitements de qualité en toute confiance pour leurs besoins médicaux non satisfaits », ajoute M. Robidoux.
Sandoz et Tilray comptent mettre au point de nouvelles formes posologiques et des modes d’administration des produits adaptés à des utilisations médicales précises, destinés à aider les médecins à répondre aux besoins changeants des patients. L’entreprise de Boucherville précise qu’elle n’œuvrera pas dans le domaine du cannabis combustible à usage récréatif sur le point d’être légalisé.