Réflexions sur la protection et la mise en valeur du mont Saint-Bruno

Réflexions sur la protection et la mise en valeur du mont Saint-Bruno

Une quarantaine de participants ont pris part à une consultation publique qui avait comme objectif de faire une réflexion et de proposer des actions à entreprendre pour la protection et la mise en valeur du mont Saint-Bruno.

Crédit photo : Courtoisie

Le 23 mars dernier au Centre Marcel-Dulude à Saint-Bruno, une quarantaine de participants ont pris part à une consultation publique qui avait comme objectif de faire une réflexion et de proposer des actions à entreprendre pour la protection et la mise en valeur du mont Saint-Bruno.
Parmi les participants, on remarquait notamment des élus des villes de Saint-Bruno, de Saint-Basile-le-Grand, de Bromont, de Mont-Saint-Hilaire et de Rigaud, ainsi que des représentants de l’agglomération de Longueuil, de Sainte-Julie, de la MRC de Marguerite-D’Youville et de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Au total, une trentaine de municipalités sont concernées par cet enjeu et s’inscrivent dans la recherche d’une vision commune quant à l’avenir des neuf collines composant les Montérégiennes, dont principalement le mont Saint-Bruno.
Rappelons que l’objectif de cette récente consultation publique est de faire de la protection et de la mise en valeur des Montérégiennes une priorité parmi les orientations des instances institutionnelles et gouvernementales. Cette rencontre du 23 mars fait suite au Diagnostic et à l’identification des enjeux relatifs à la protection et à la mise en valeur des collines, réalisé en 2012, ainsi qu’aux Assises Montérégiennes en 2016.
Proposer un plan d’action
Lors de cet événement, un portrait de la montagne a été présenté par Isabelle Bérubé, conseillère municipale chargée des dossiers environnementaux à la Ville de Saint-Bruno, par Cédric Landuydt, directeur des parcs nationaux des Iles-de-Boucherville et Mont-Saint-Bruno (SEPAQ) et par Karine Lehoux, M. Env., chargée de projets pour Nature-Action Québec.
Il est à noter que, parmi les pressions que subissent les Montérégiennes, il y a entre autres le développement résidentiel, commercial et même touristique qui touche plus particulièrement le mont Saint-Bruno.
Tous les participants ont par la suite discutés en atelier des quatre enjeux principaux: les paysages patrimoniaux et identitaires; les milieux naturels, les corridors écologiques et les services écosystémiques; la mise en valeur; le patrimoine naturel, culturel, historique et bâti. Les propositions des participants serviront à la rédaction d’un plan d’action.
Le maire de la ville de Saint-Bruno, Martin Murray, a conclu l’événement en souhaitant de tenir un grand Rendez-vous des Montérégiennes à l’automne prochain et il aura comme objectif l’adoption d’une vision commune, de mettre en place un espace permanent de discussion et de concertation, en plus de proposer un plan d’action.
« Un rendez-vous important que ce sommet sur le mont Saint-Bruno. Celui-ci s’inscrivait dans le cadre de la tournée des collines montérégiennes, qui vise la conciliation de deux éléments qui, à première vue, peuvent sembler contradictoires, soit la préservation et la mise en valeur. Ce fut, à n’en point douter, un très grand succès. Le mont Saint-Bruno est exceptionnel à plus d’un titre. C’est un joyau dont il faut prendre le plus grand soin », a-t-il mentionné au terme de la rencontre.

Les pressions
Les pressions sont des éléments qui peuvent avoir des impacts négatifs sur les Montérégiennes et ainsi nuire à la protection et à la mise en valeur des collines. À partir de la méthode de l’Union internationale pour la conservation de la nature, les associations des différentes collines ont identifié treize principales pressions :
• Le développement résidentiel commercial et touristique
• L’agriculture (et l’acériculture)
• La production d’énergie et l’extraction minière et gazière
• Les corridors de transport et services
• L’utilisation des ressources biologiques
• Les activités récréatives
• La modification des systèmes naturels
• Les espèces envahissantes
• La pollution
• Les évènements géologiques tels les glissements de terrains et les séismes
• Les changements climatiques
• La conversion des usages
• Les considérations administratives