Quelques trucs pour lutter contre le « blues » de l’hiver!

Quelques trucs pour lutter contre le « blues » de l’hiver!

Le trouble affectif saisonnier (TAS) est une forme de dépression qui affecte 18 % des Canadiens en hiver, dont 2 à 3 % de façon assez sévère.

Crédit photo : Courtoisie

OK, on a passé à travers le temps des Fêtes, une période qui est stressante pour plusieurs d’entre nous en raison des préparatifs entourant les diverses célébrations, mais force est d’avouer qu’on a hâte de la vivre puisqu’elle s’accompagne de congés souvent bien mérités!
Mais par la suite, c’est le retour au travail et la routine…
Alors là, c’est une autre paire de manches, car c’est fini le temps des réjouissances et on plonge directement dans l’hiver (qui a été jusqu’ici assez intense, merci!) avec son lot de froid, sa neige et surtout son manque de soleil…
Si vous ressentez une déprime à cette période-ci de l’année, dites-vous que vous n’êtes pas le seul, car le trouble affectif saisonnier (TAS) est une forme de dépression qui affecte 18 % des Canadiens en hiver, dont 2 à 3 % de façon assez sévère. Celui-ci est provoqué par une diminution de l’exposition à la lumière naturelle du soleil; il se manifeste dès l’automne et peut durer jusqu’au printemps. La diminution notable de la lumière naturelle joue sur l’horloge biologique, sur les cycles d’éveil et de sommeil et peut causer différents dérèglements hormonaux.
Le trouble affectif saisonnier se manifeste notamment par: de la fatigue; un manque de concentration; une humeur maussade; de la perte d’intérêt; une absence d’initiative envers les choses que l’on aime habituellement faire; un manque de concentration; une chute de productivité; une baisse de libido; un besoin de s’isoler; un sentiment de dévalorisation (ou même des idées noires).
Ce trouble atteint souvent son intensité maximale vers la mi-janvier, c’est-à-dire…maintenant! Voici donc quelques conseils qui peuvent vous aider à prévenir le trouble affectif saisonnier et chasser votre « blues » de l’hiver!

1-L’exercice physique : beau, bon et souvent pas cher!
Regardez autour de vous et constatez que ceux qui ne « chialent » pas au sujet de l’hiver font souvent de l’exercice régulièrement; ils profitent des plaisirs de l’hiver (car, oui, il y en a, ne soyons pas de mauvaise foi!). L’activité physique quotidienne aide à surmonter la fatigue et la dépression, surtout si la séance d’exercice a lieu pendant le jour ou près d’une source lumineuse. Même lorsque le ciel est couvert, la lumière extérieure est souvent plus intense que celle d’une boîte lumineuse. Ainsi, le fait de passer une heure à l’extérieur au cours de la journée peut atténuer les symptômes du TAS et prévenir des épisodes de dépression. Pas besoin de se mettre au jogging, une petite marche pour aller acheter deux ou trois trucs au marché est une bonne solution en soi.

2-Que la lumière soit!
L’exposition quotidienne à la lumière vive (photothérapie) peut aider à rétablir l’équilibre des substances chimiques cérébrales et celui du rythme de l’organisme. Généralement, la personne qui fait appel à la luminothérapie doit s’asseoir devant une source lumineuse fluorescente de haute intensité (2 500 à 10 000 lux – unité de mesure de l’intensité lumineuse) à une distance de un à deux pieds, pendant une ou deux heures chaque matin (en général, des quantités croissantes de lux permettent de réduire cette durée). Pour certaines personnes, un traitement de 30 minutes à deux heures peut être aussi efficace que la prise d’antidépresseurs. Veuillez consulter votre médecin avant d’opter pour cette forme de traitement, car elle n’est pas adaptée à tout le monde.

3. Dormir et récupérer
Si le corps est fatigué, il faut donc lui donner un petit extra quand c’est possible, que ce soit une petite sieste l’après-midi ou dormir plus longtemps la fin de semaine; ou alors se coucher un peu plus tôt pour aller chercher une petite demi-heure qui peut faire toute une différence le lendemain.

4. Un petit « boost » vitaminique
On peut profiter de l’hiver pour « abuser » des soupes réconfortantes bien chaudes, des poêlées de légumes et autres poissons grillés bienfaisants. On peut aussi opter pour une cure de « détox » avec la prise d’ampoules de radis noir ou d’artichaut pour aider notre foie. Une autre option, c’est la cure de vitamines, en prenant des compléments alimentaires prévus pour renforcer notre système immunitaire.

5. Sortir et se changer les idées
Un ciné ou un resto avec un ou des amis : rien de mieux qu’un petit extra dans l’horaire pour que le sourire s’accroche à notre figure. On privilégie les comédies et on garde les drames pour la Saint-Valentin!

6-Médicaments
Certains antidépresseurs peuvent servir à traiter les personnes dont les cas de trouble affectif saisonnier sont graves. Votre médecin pourra vous fournir de plus amples renseignements sur ces médicaments (et leurs effets secondaires potentiels).

7-Traitements complémentaires
Certaines plantes médicinales peuvent diminuer les symptômes du TAS. Par exemple, le millepertuis commun (herbe de Saint-Jean) peut soulager la dépression. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre des produits à base de plantes, car ces médicaments risquent d’agir sur d’autres médicaments vendus avec ou sans ordonnance.

8-Prenez des vacances!
Aux grands maux, les grands remèdes, car nous savons tous que les hivers canadiens sont longs… Si vous le pouvez, accordez-vous une semaine de vacances dans le Sud et faites le plein de soleil. Par contre, pensez-y bien parce que ça coûte cher et vous risquez de retomber dans la déprime à votre retour!

9-Sachez reconnaître les fluctuations de votre humeur!
Une prise de conscience réelle peut atténuer, dans une certaine mesure, les sentiments de détresse au cours de la saison hivernale. Sachez reconnaître les fluctuations de votre humeur ainsi que de votre niveau d’énergie, et tâchez d’envisager les choses sous des points de vue différents. Mais rappelez-vous : le TAS n’est pas de votre faute. Il s’agit d’une maladie qui se soigne. Consultez votre médecin pour savoir si vous souffrez des symptômes du TAS.
(Sources : Jean Coutu, Canoë, Santé chez nous)