Le Québec se mobilise depuis maintenant 12 ans pour la réussite éducative des jeunes

Le Québec se mobilise depuis maintenant 12 ans pour la réussite éducative des jeunes

Souvent les mères s’impliquent spontanément dans le cheminement scolaire de leur enfant, mais il est important que les pères le fassent aussi, car leur apport fait une grande différence.

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Le Québec se mobilise depuis maintenant 12 ans pour la réussite éducative des jeunes dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire qui se tiennent un peu partout à travers la province et dans les écoles de la MRC de Marguerite-D’Youville jusqu’au 16 février.
Les responsables rappellent qu’il faut mobiliser et activer l’ensemble de la société autour des jeunes pour leur parler d’efforts, de persévérance, de risques de décrochage scolaire et des avantages d’un diplôme, sans oublier que la persévérance scolaire, c’est l’affaire de tous et de toutes.
Les Journées de la persévérance scolaire se déroulent en février et ce n’est pas par hasard puisque les enseignants ont remarqué un certain relâchement chez les jeunes après le temps des Fêtes. Au secondaire, la deuxième étape est terminée et les élèves doivent faire plusieurs choix comme l’inscription au collégial, les choix de cours, etc. Il est donc important d’encourager les jeunes à ce moment précis de l’année pour les inciter à poursuivre leurs objectifs et continuer leurs efforts.
Décrochage en baisse, mais…
La bonne nouvelle, c’est que, depuis le début des années 2000, le décrochage est en baisse au Québec. Le taux de décrochage scolaire était de 17,8 % dans le réseau public en 2012-2013, selon les plus récentes données du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur qui montrent aussi que le décrochage est presque deux fois plus fréquent chez les garçons (21,9 %) que chez les filles (13,9 %).
Actuellement, dans les écoles publiques québécoises, 73,8 % des jeunes de moins de 20 ans obtiennent un diplôme 7 ans après leur entrée au secondaire. L’objectif du gouvernement et des organismes engagés dans la persévérance scolaire est de faire grimper ce taux à 80 % en 2020.
Les spécialistes notent de façon générale que les garçons sont plus touchés par le décrochage parce qu’ils présentent plus de facteurs de risque que les filles. Pour appuyer leurs dires, ils font valoir que les garçons ont de plus grandes difficultés en lecture et en écriture que les filles. Ils sont aussi plus nombreux à présenter des problèmes d’attention et de comportement.
Certaines études avancent aussi que l’école serait moins bien adaptée aux caractéristiques des garçons. En effet, certains experts croient que les difficultés des garçons à l’école peuvent être attribuables au fait que les exigences scolaires font souvent appel à des qualités moins marquées chez eux que chez les filles, comme les habiletés à s’exprimer, à coopérer et à rester attentifs longtemps.
De plus, les méthodes d’enseignement en cours ne répondraient pas toujours au besoin de bouger des garçons, ce qui pourrait nuire à leur motivation à long terme. On ajoute aussi qu’il semblerait que le principe du plaisir soit plus présent chez les garçons et qu’en conséquence, ils auraient plus de difficulté à faire des efforts et à persévérer.
Lors des Journées de la persévérance scolaire, on rappelle que les enseignants ont un rôle essentiel à jouer pour favoriser la réussite scolaire, mais les parents sont aussi des acteurs importants: ils sont les premiers éducateurs de leur enfant et peuvent exercer une influence positive pour lui donner le goût d’apprendre, l’encourager et le soutenir dans son parcours scolaire.
On souligne que souvent les mères s’impliquent spontanément dans le cheminement scolaire de leur enfant, mais il est important que les pères le fassent aussi. Les enfants dont le père est présent dans la vie et impliqué dans leur éducation ont plus de chance d’aimer l’école et de bien réussir.

Les impacts économiques du décrochage scolaire
• Une diminution marquée de l’espérance de vie de 7 ans;
• 1,7 fois plus de risques de faire partie de la population carcérale;
• 2,1 plus de chômage chez les personnes qui n’ont pas de diplôme;
• Chez les sans diplôme, nous notons une forte réduction de la participation aux différents espaces démocratiques;
• En 2009, le Groupe d’action sur la persévérance et la réussite scolaires proposait au gouvernement de se doter d’un objectif ambitieux pour l’époque, soit de faire passer le taux de diplomation des jeunes avant l’âge de 20 ans à 80 % d’ici 2020.
• Nous avons collectivement travaillé à faire augmenter la diplomation. Ainsi, bon, mal an, nous avons fait un bon de 10 points de pourcentage depuis 2009. Nous sommes près de notre objectif, mais tous doivent redoubler d’efforts pour l’atteindre, voire le dépasser. (Mention de source : www.journeesperseverancescolaire.com)