Québec accorderait 38 M$ pour l’usine de biocarburant à Varennes

Québec accorderait 38 M$ pour l’usine de biocarburant à Varennes

La bioraffinerie à Varennes aura une capacité de production de 115 000 tonnes de matières résiduelles par année, soit le même niveau que celle en activité à Edmonton.

Crédit photo : Enerkem

Selon un article publié le 14 décembre dernier dans La Presse +, la journaliste Hélène Baril indiquait que le gouvernement du Québec aurait accordé une aide financière de 38 millions de dollars à Enerkem et son partenaire Ethanol Greenfield pour construire à Varennes une usine de biocarburant à partir de matières non recyclables et non compostables.
Cette aide aurait été approuvée le 13 décembre dernier par le Conseil des ministres et celle-ci serrait versée sous deux formes : une subvention de 18 millions par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, alors qu’Investissement Québec souscrira 20 millions au capital-actions d’Enerkem. Rappelons à ce sujet que, lors de l’annonce du projet en 2012, le gouvernement fédéral avait promis pour sa part une aide financière de 40 millions de dollars.
Le projet évalué à 120 millions serait situé à côté de l’actuelle usine d’Ethanol GreenField à Varennes et elle utilisera la technologie brevetée d’Enerkem pour convertir des matières résiduelles urbaines non recyclables en biocarburants.
Le 24 mai dernier devant la Chambre de commerce et d’industrie de Varennes, le président et chef de la direction d’Enerkem, Vincent Chornet, avait précisé que sa compagnie avait construit une usine de taille similaire à Edmonton, en Alberta. Se basant sur ces chiffres, il avait mentionné que la construction à Varennes créerait 600 emplois directs et indirects. Une fois en fonction, elle emploierait une cinquantaine de travailleurs sur le site.
Mise en service en 2019
En ce qui concerne les matières résiduelles non recyclables, celles-ci proviendraient des secteurs institutionnel, commercial et industriel, ainsi que de débris de construction et de démolition.
Les travaux devraient démarrer en 2018, pour une mise en service au courant de 2019. Enerkem serait actuellement à finaliser une partie du financement du projet avec ses principaux actionnaires, dont l’américaine Waste Management.
La bioraffinerie à Varennes aura une capacité de production de 115 000 tonnes de matières résiduelles par année, soit le même niveau que celle en activité à Edmonton.
Avec l’ajout d’Enerkem, ce secteur de Varennes consoliderait son pôle de l’énergie verte à l’échelle du Québec puisqu’on y retrouverait la production d’éthanol de première génération à partir principalement de maïs (Ethanol GreenField), une usine de biocarburant à partir de matières non recyclables et non compostables (la coentreprise formée par Enerkem et Ethanol GreenField), ainsi qu’une usine de biocarburant à partir de matières compostables provenant du futur bac brun (la SEMECS, Société d’économie mixte de l’est de la couronne sud).
L’usine d’Enerkem à Varennes serait donc bien située pour exporter ses produits par bateau vers les pays de l’Union européenne, de même qu’aux États-Unis.