La pêche blanche à Boucherville; ça mord!

La pêche blanche à Boucherville; ça mord!

Dominique Marcotte, Guillaume Paradis et Maxime Laramée ont capturé un beau brochet

Depuis le début de l’hiver, des mordus de la pêche bravent le froid pour taquiner les poissons du fleuve sous la glace. Et leurs efforts ne tombent pas à l’eau, car ça mord à Boucherville!
Au lendemain de la fête du Nouvel An, Maxime Laramée, Dominique Marcotte et Guillaume Paradis ont en effet récolté de belles prises. « La pêche blanche est plus fructueuse ici que dans le bassin de Longueuil, en face de la marina, où les pêcheurs s’y retrouvent en plus grand nombre », affirme Dominique Marcotte qui vient de Saint-Hilaire pour retrouver ses « chums » de Boucherville et pratiquer ensemble cette activité.
Le secteur est connu d’une poignée d’amateurs de pêche blanche. Ils s’installent sur la surface glacée du fleuve, percent des trous dans la glace d’une épaisseur de près de 14 pouces, et placent des lignes à bascule, communément appelées des brimbales, et attendent patiemment que le poisson morde. Certains sont même équipés d’une cabane pour se réchauffer. Il n’y a pas de poissons des chenaux comme à Sainte-Anne-de-la-Pérade, mais on y pêche du doré, de la perchaude et du brochet.
« J’adore la pêche, même en hiver. C’est une activité vraiment agréable que je peux pratiquer à seulement cinq minutes de chez moi », ajoute Maxime Laramée qui a capturé, entre autres, un brochet de près de cinq livres.
Les Bouchervillois Maxime Brodeur et Alexandre Cormier sont eux aussi des habitués. Ils pêchent régulièrement dans le secteur ouest depuis une bonne dizaine d’années. « On pêche pas mal juste du brochet dans la baie et le poisson est excellent à manger. Il est même meilleur que celui que l’on retrouve à l’épicerie », avance M. Brodeur. D’autres sites dans le secteur sont également prisés par les amateurs de pêche blanche, notamment dans les îles de Boucherville et aux limites de Boucherville et de Longueuil.
Depuis le 1er décembre, la pêche hivernale est gratuite dans presque toutes les régions du Québec puisqu’il n’est plus nécessaire de posséder un permis pour s’y adonner. Cette « mesure exceptionnelle » a pour but de stimuler l’intérêt de la population pour la pêche blanche et de valoriser la pratique de ce sport en tant qu’activité de plein air accessible et conviviale. De plus, elle vise à soutenir l’industrie et à favoriser le développement de la relève, indique le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).
La Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP) a bien accueilli cette décision, car elle s’inquiétait des possibles répercussions néfastes sur l’activité à la suite de l’annonce, plus tôt cette année, de l’interdiction d’utilisation de poissons-appâts vivants cet hiver.