Montant record de 800 000 $ amassé au profit de la Maison Victor-Gadbois

Montant record de 800 000 $ amassé au profit de la Maison Victor-Gadbois

De nombreux gestes de générosité ont été posés le 27 octobre dernier alors que se tenait à l’Hostellerie Rive-Gauche le 15e souper-bénéfice et encan au profit de la Maison Victor-Gadbois qui célèbre son 20e anniversaire de fondation. Cet événement a permis d’amasser un montant record de 800 000 $, dont 400 000 $ provenaient d’un legs testamentaire d’un couple de Boucherville, Yvon Jean et Hermine Mieke van Ulden, tous deux décédés à la maison de soins à la suite d’un cancer.

Depuis le 24 janvier 1992, la Maison Victor-Gadbois offre gratuitement, dans une ambiance empreinte de dignité et de sérénité, des soins palliatifs spécialisés à des personnes de 18 ans et plus atteints de cancer en phase terminale.

La Maison privilégie une atmosphère de grand respect, de soutien, d’écoute et d’empathie, tant aux malades qu’aux proches qui doivent eux aussi composer avec cette situation souvent très difficile.

En 20 ans, l’établissement a accueilli 3 480 patients et il est devenu au fil des ans une référence à travers le Québec, a rappelé lors de cette soirée bien spéciale la directrice générale adjointe, Mélanie Marsolais. Sa mission salvatrice mobilise pas moins de 115 bénévoles qui permettent ainsi à l’organisme d’offrir ses précieux services.

Nombre record d’articles à l’enchère

Elle a rappelé également que la Maison Victor-Gadbois a un budget de fonctionnement qui avoisine les deux millions de dollars annuellement, dont le tiers seulement est couvert par l’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie, alors que les deux tiers proviennent des différents donateurs sollicités pour l’une ou l’autre des activités de financement.

Le président du conseil d’administration, le Dr Marcel Marsolais, s’est pour sa part réjoui qu’il y ait un nombre record d’articles mis à l’enchère, soit 650 au total, dont la plupart étaient offerts dans le cadre d’un encan silencieux qui a débuté dès l’entrée des premiers participants à cette grande soirée-bénéfice.

Par la suite, au cours du repas, 25 lots ont fait l’objet d’un encan à la criée sous la direction du réputé Daniel Paul-Hus, ce qui a créé une ambiance unique qui a fait la joie des convives.

Parmi ces lots, on comptait notamment plusieurs œuvres d’artistes de renom, mais aussi un forfait saut en parachute en tandem avec l’acteur Guillaume Lemay-Thivierge; un souper gastronomique cinq services pour huit personnes à la maison par le chef Jean-François Méthot; une loge au Centre Bell pour le spectacle de Leonard Cohen; un chandail des Canadiens de Montréal autographié par toute l’équipe et un forfait dans une loge du Centre Bell pour voir le combat de l’UFC 154 mettant aux prises George St-Pierre et Carlos Condit.

Moment fort

Le moment fort de la soirée est survenu à la fin du repas alors que Charles Desmarteau, éditeur et directeur du journal La Relève, a pris la parole devant les convives. À titre d’exécuteur testamentaire et ami, il a rendu hommage à Yvon Jean et sa conjointe, Hermine Mieke van Ulden, tous deux décédés à la Maison Victor-Gadbois en 2011 à sept mois d’intervalle.

Dans sa courte allocution, M. Desmarteau a expliqué que le couple de Boucherville avait fait un legs testamentaire de tous leurs biens au bénéfice de la Maison Victor-Gadbois, et c’est avec émotion qu’il a remis un chèque de 400 000 $, ce qui a provoqué une ovation debout dans la salle.

M. Desmarteau a par la suite soumis aux 320 convives présents à la soirée l’idée suivante : faire un legs testamentaire au bénéfice d’une maison de soins palliatifs comme Victor-Gadbois ou Source bleue lors de l’élaboration ou la mise à jour d’une planification successorale.

Cette suggestion a été accueillie avec joie par le directeur général de l’établissement, André Déry. « C’est une pratique que l’on remarque surtout du côté des grandes familles anglophones. Toutefois, on voit de plus en plus de familles francophones poser de tels gestes.  Cela donne l’exemple à d’autres familles pour faire de même. »

« Ce qu’ont fait Yvon Jean et Hermine Mieke van Ulden va aussi avoir un effet d’entraînement, nous l’espérons. Nous croyons que ça peut toucher les gens et qu’ils se disent “Oui, je devrais penser à faire ça moi aussi!”, pour que ça devienne de plus en plus dans notre culture », de conclure M. Déry.