Les travaux de réhabilitation de l’ex-carrière Landreville ont débuté lundi

Les travaux de réhabilitation de l’ex-carrière Landreville ont débuté lundi

Depuis lundi, des camions transportant du béton, de la brique et du roc se rendent à l’ex-carrière Landreville, à Boucherville, pour la mise en oeuvre du projet de réhabilitation de ce site. Selon le plan de transport temporaire de l’entreprise responsable des travaux, les camionneurs utilisent la route 132, empruntent la rue De Montbrun jusqu’au chemin D’Anjou pour ensuite accéder au terrain où ils livrent leurs matières. Cette étape franchie, ils retournent à leur lieu de départ par le chemin D’Anjou pour se diriger vers l’autoroute 30, selon ce qui a été convenu.
L’entreprise responsable des travaux de réhabilitation du site, Sanexen Services Environnementaux, s’est entendue avec la Ville afin que les camions longent cette portion de la rue De Montbrun pour une courte période. Les deux parties prévoient une solution de voie alternative à brève échéance. Une entente sera conclue en ce sens. Pour l’heure, ce compromis permet d’éviter une trop grande pression sur les résidents du chemin D’Anjou.
Durant les vacances de la construction, du 22 juillet au 4 août, l’entreprise prévoit poursuivre exceptionnellement ses activités à une cadence réduite. De fait, le nombre de camions sera à nouveau ramené à un maximum de 50 par jour pour cette période. Pour la suite du projet de réhabilitation, les années à venir, le chantier sera toujours fermé pendant les vacances de la construction et le congé de Noël, tout comme il l’est actuellement les fins de semaine et les jours fériés.
Par ailleurs, un comité de vigilance spécial se tiendra le 12 juillet afin d’informer les membres des plus récents développements dans le dossier. La visite du site prévue cette journée-là a été reportée à une date ultérieure.
Jean Martel fait le point
Le maire Jean Martel a rencontré les citoyens du chemin D’Anjou mercredi dernier afin de faire le point sur le dossier du chemin alternatif que ceux-ci avaient proposé pour les camions qui accéderont au site de l’ex-carrière. Il leur a indiqué que le ministère concerné avait refusé cette proposition parce que le tracé aurait passé dans des milieux où vit la rainette faux-grillon de l’Ouest. Une autre proposition également soumise par la Ville n’a pas été retenue parce qu’elle traversait un milieu agricole. Les résidents du secteur ont exprimé leur déception à la suite de ces décisions.
Le dernier scénario sur la table consistera à interdire la circulation sur une section du chemin d’Anjou, près de l’autoroute 30 et du chemin de Touraine, sauf pour les camions se rendant au site de l’ex-carrière. Un protocole d’entente d’une durée minimale de cinq ans avec prolongation d’un an fera l’objet de discussions entre les autorités municipales et l’entreprise responsable des travaux cette semaine. Quelque 120 camions par jour emprunteraient cette voie publique au quotidien durant la période des travaux.
En compensation, en raison d’un principe de précaution, la Ville brancherait les résidences qui se trouvent sur le chemin D’Anjou au réseau d’aqueduc municipal. La municipalité assumerait le tiers des coûts tandis que Sanexen en ferait autant. Une demande sera également déposée au ministère du Développement durable et de l’Environnement afin que Québec paie également un tiers de cette dépense. Ces travaux s’élèveraient à 1,3 M $ si le sol est argileux et pourraient grimper à 3,4 M $ s’il s’avère plutôt rocailleux. Les propriétaires riverains n’auraient pas à assumer ces coûts. Avant de fixer une date pour l’exécution de cet ouvrage, la Ville veut recevoir une réponse du ministère impliqué.