Le ministère de la Défense nationale veut se départir de son ancien champ de tir

Le ministère de la Défense nationale veut se départir de son ancien champ de tir

La Défense nationale précise qu’à moins de revendications des quatre groupes autochtones approchés, le terrain serait offert prioritairement aux autres ministères fédéraux, suivi par les ministères provinciaux et ensuite par les municipalités.

Selon un article publié le 1er septembre dernier sur le site de Radio-Canada, le ministère de la Défense nationale souhaite se départir de son ancien champ de tir qui longe le parc national du Mont-Saint-Bruno et dont une partie se trouve aux limites de Sainte-Julie. Cette nouvelle a suscité beaucoup d’intérêt, mais aussi beaucoup d’inquiétudes de voir ces terres utilisées à des fins de développement résidentiel.
Le ministère aurait déclaré que le terrain était considéré comme excédentaire en 2017 et il chercherait maintenant à le vendre ou à le transférer. On indique qu’une consultation formelle sera mise en branle à une date encore inconnue, mais la Défense nationale a déjà organisé une rencontre pour évaluer l’intérêt des villes adjacentes de Sainte-Julie, de Saint-Bruno et de Saint-Basile-le-Grand à ce sujet.
Dans l’article, la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, mentionne qu’il faut conserver une grande partie du terrain, mais elle a aussi évoqué l’idée de faire un « quartier écologique » sur une portion qui a moins de potentiel environnemental. « Il n’y aurait pas de voitures, ce serait un véritable laboratoire écologique et d’économie circulaire. Donc, on pense à un grand potager communautaire, des matériaux plus écologiques », a-t-elle expliqué.
Évaluations, discussions et consultations
Dans ce reportage, on indique toutefois que le projet en est à ses débuts et que le ministère n’est pas encore rendu à l’étape de prendre une décision. Des évaluations, des discussions et des consultations seraient en cours à ce sujet. On y cite un représentant du bureau des relations avec les médias qui précise que le ministère de la Défense nationale aurait approché quatre groupes des Premières Nations pour en savoir plus sur leurs préoccupations et leur intérêt en ce qui concerne le terrain.
La Défense nationale précise qu’à moins de revendications des quatre groupes autochtones, le terrain serait offert prioritairement aux autres ministères fédéraux, suivi par les ministères provinciaux et ensuite par les municipalités.
Pour leur part, des regroupements environnementaux réclament la conservation complète du terrain, dont le Mouvement ceinture verte, qui a envoyé une lettre à la Défense nationale pour exiger que le terrain soit entièrement protégé, sans aucune exploitation, de même que la Fondation du Mont-Saint-Bruno.
Dans une entrevue au journal La Relève à la suite de cette publication, la mairesse de Sainte-Julie a précisé son point de vue sur le sujet. « Il ne faut pas oublier qu’au moment où l’on se parle, c’est très, très hypothétique. Il n’y a pas de projet dans l’air pour l’instant. La Défense nationale a aussi été claire, s’il n’y a pas de revendication des Premières Nations, le terrain serait offert aux autres ministères fédéraux, puis aux ministères provinciaux, dont fait partie la Sépaq, ne l’oublions pas, et ensuite les municipalités. C’est encore très exploratoire tout ça. »