La rue Principale à Sainte-Julie est parmi les dix pires routes de la province

La rue Principale à Sainte-Julie est parmi les dix pires routes de la province

La Ville de Sainte-Julie a déjà déposé une demande de subvention au MTQ et amorcé des discussions avec la municipalité de Saint-Amable pour financer la réalisation de travaux d’envergure sur cette voie.

Crédit photo : CAA-Québec

Les usagers du réseau routier ont voté en grand nombre afin d’établir pour une troisième année consécutive le palmarès CAA-Québec des pires dix routes de la province. En première position, on retrouve le chemin Kilmar, situé à Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides, alors que la rue Principale à Sainte-Julie figure au quatrième rang du classement…
Près de 10 000 signalements ont été enregistrés pendant la campagne qui s’est déroulée du début avril au début mai,par des automobilistes, des motocyclistes, des cyclistes et des piétons qui voulaient envoyer un message clair aux autorités.
« La campagne Les pires routes, c’est beaucoup plus qu’un exutoire, c’est une occasion unique de changer les choses », a fait savoir la vice-présidente, communications et affaires publiques de CAA-Québec, Sophie Gagnon.
À ce sujet, Mme Gagnon rappelle que, l’an dernier, neuf des dix routes du palmarès ont fait l’objet de réparations ou ont été incluses dans un plan de réfection à moyen et à long termes.
À Sainte-Julie, cette quatrième place au classement peut faire sourciller plus d’un lecteur puisque la rue Principale semble en relativement bon état, mais il faut souligner que la portion particulièrement problématique se situe à l’une des extrémités de l’artère, à la jonction avec Saint-Amable.
« La Ville de Sainte-Julie est consciente de l’état du tronçon de la rue Principale qui se poursuit vers Saint-Amable », a expliqué Mélanie Brisson, directrice du Service des communications et relations avec les citoyens. C’est notamment pour cette raison que la Ville a déjà déposé une demande de subvention au MTQ et amorcé des discussions avec la municipalité de Saint-Amable pour financer la réalisation de travaux d’envergure sur cette voie. Nous évaluons également les options possibles pour intervenir temporairement en attendant la réalisation de ces travaux et ce, en respectant les budgets disponibles. »
Un suivi dans six mois…
En regardant le classement, on constate que pas moins de quatre routes sur dix sont dans la région élargie de Montréal, dont le boulevard Gouin Est, où une citoyenne fort motivée a organisé une véritable campagne électorale en faveur de sa « route délabrée préférée »!
Il est à noter que toutes les villes touchées par une route du top dix en ont été avisées par écrit par les responsables de ce palmarès. Elles auront droit à quelques suivis au cours des prochains mois car le CAA-Québec tient à s’assurer que les messages envoyés par les citoyens sont entendus et mesure les intentions des autorités d’apporter des améliorations aux routes signalées.
Dans six mois, CAA-Québec publiera un bilan des travaux effectués ou des investissements prévus par les municipalités concernées et si elles ont écouté la volonté populaire.
L’organisme mène cette campagne annuellement pour donner une voix aux usagers de la route, afin qu’ils expriment leurs priorités. « Avec 3 milliards $ en taxes diverses, payées chaque année par les automobilistes, nous avons le droit de rouler sur un réseau en bon état. C’est une question de gros sous, mais aussi, une question de sécurité », de conclure Sophie Gagnon.

Le top 10

1. Chemin Kilmar* Grenville-Rouge Laurentides
2. Chemin Newton Mascouche Lanaudière
3. Boulevard Gouin Est* Montréal Montréal
4. Rue Principale Sainte-Julie Montérégie
5. Montée du Bois-Franc* Saint-Adolphe Laurentides
6. Avenue D’Estimauville Québec Capitale-Nationale
7. Chemin Saint-Thomas* Sainte-Thècle Mauricie
8. Chemin Brunelle Carignan Montérégie
9. Traverse de Laval* Lac-Beauport Capitale-Nationale
10. Route du Portage La Martre Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

* Ont fait partie du palmarès l’an dernier