La lutte contre le virus du Nil entraîne des interventions sur le terrain en Montérégie

La lutte contre le virus du Nil entraîne des interventions sur le terrain en Montérégie

Afin de contrer la recrudescence de cas humain du virus du Nil occidental en Montérégie, l’Agence de la santé a commencé des opérations d’épandage de larvicides à la mi-juin dans une dizaine de villes du territoire, dont Boucherville, Longueuil et Sainte-Julie.

L’objectif consiste à réduire le plus possible la population de moustiques responsables de la propagation du VNO. Un larvicide biologique connu sous le nom de PTI est pulvérisé sur les plans d’eau, lieux humides,  terrains publics et parcs où se trouvent des larves de moustiques. Un larvicide granulaire est aussi utilisé dans les puisards afin d’empêcher la larve du moustique d’évoluer vers le stade adulte. Ces produits ne représentent aucun risque pour la population, précise l’organisme responsable de la santé. Des opérations similaires seront répétées à la mi-juillet de même qu’à la mi-août.

Au Québec, on a dénombré une hausse de cas de VNO depuis deux ans. De fait, ils s’étaient élevés à 42 en 2011 et ont augmenté à 132 l’année dernière. De ce nombre, 42 cas ont été répertoriés en Montérégie, la région de loin la plus touchée par ce phénomène. À noter que deux personnes sont décédées à la suite de cette infection. La plupart du temps, les cas de décès découlent de complications neurologiques lorsque le virus atteint l’enveloppe du cerveau.

Selon Dre Patricia Hudson, de l’Agence de la santé de la Montérégie, les cas de VNO répertoriés ne représentent que 2 % des gens touchés par cette affection. « Ce n’est que la pointe de l’iceberg : plusieurs personnes sont infectées et ne le savent pas, car elles ne ressentent aucun symptôme. C’est lorsqu’elles font prendre des prélèvements sanguins qu’on s’en aperçoit », explique-t-elle. Les symptômes liés à cette maladie peuvent s’apparenter à une grippe avec de la fièvre. « Il n’y a pas de traitement spécifique pour soigner ce virus; nous donnons du soutien à la personne malade », ajoute le médecin.

La saison estivale requiert de prendre certaines précautions en toute connaissance de cause. « Il ne faudrait cependant pas s’empêcher de profiter de l’été et de pratiquer des activités de plein air. Des moyens très simples peuvent être utilisés pour prévenir les piqûres de moustiques », fait valoir Dre Jocelyne Sauvé, directrice de Santé publique de la Montérégie.

Lutter contre les moustiques au quotidien, c’est la meilleure façon de se protéger du virus du Nil occidental. Même si, dans la majorité des cas, l’infection causée par ce virus est sans conséquence, la population est invitée à poser des gestes simples pouvant réduire la transmission de la maladie durant la période estivale. Ces précautions ont leur importance, puisque le VNO peut provoquer des complications, surtout chez les personnes de 50 ans et plus et celles dont le système immunitaire est affaibli.

L’utilisation d’un chasse-moustique à base de DEET, d’icaridine ou encore d’eucalyptus est indiquée pour se protéger des piqûres dès le mois de juillet. Le port de vêtements longs, de couleur claire, est aussi recommandé.

Autour de la maison, il importe d’éliminer l’eau qui s’accumule dans des objets extérieurs tels les chaudières, les barils et les vieux pneus et sur la toile protectrice d’une piscine. Autre point,  bien entretenir la piscine et le fonctionnement de la filtration, car la circulation de l’eau empêche les moustiques de s’y installer. Enfin, couvrir les poubelles et placer des moustiquaires sur les réservoirs d’eau de pluie.