La conférence de Jean-Martin Aussant sur l’indépendance du Québec fait salle comble

La conférence de Jean-Martin Aussant sur l’indépendance du Québec fait salle comble

Crédit photo : Courtoisie

Près de 200 personnes, au nombre desquelles on retrou-vait le député bloquiste Xavier Barsalou-Duval, la conseillère municipale de Verchères Carole Boisvert, le commis-saire scolaire Ronald Tremblay et le candidat péquiste dans Borduas Cédric Gagnon-Ducharme, s’étaient massées pour entendre la conférence qu’a prononcée l’économiste Jean-Martin Aussant à l’invitation de l’Association du Parti Québécois de Verchères, le 21 juin dernier. Intitulée «Remettre le Québec au Monde», cette captivante conférence portait sur l’absolue nécessité, pour le Québec, d’accéder à son indépendance, mais déboulonnant, par ailleurs, chacun des mythes destinés à miner ce noble objectif auquel sont parvenues près de 200 nations à travers le monde, que poursuivent encore de nombreuses autres et qui apparaît donc toujours d’une criante modernité.
C’est ainsi qu’avec l’aplomb qu’on lui connaît, il a notamment taillé en pièces l’argument selon lequel le Québec serait dépendant de la péréquation (qu’il appelle la «pire équation»). «C’est comme si un individu voulant s’acheter pour 50$ de musique pour son iPod se voyait offrir 5$ de plus pour ce faire. Ce qu’on ne lui dit pas, c’est qu’il ob-tiendrait effectivement pour 55$ de musique au lieu de 50$, mais pas nécessairement pour des pièces qu’il aime. En outre, il apprendra que 10$ auront servi pour des frais d’administration! En bout de piste, il se retrouvera avec 45$ de musique qu’il n’aime pas nécessairement… Un marché de dupes, voilà ce qu’est la péréquation; pas de quoi justifier qu’une nation remette son sort entre les mains d’une autre, bien au contraire», déclarait monsieur Aussant.
Député de Nicolet-Yamaska sous la bannière du Parti Québécois, de 2008 à 2011, ses convictions souverainistes l’amènent à fonder Option Nationale, puis, après un «exil» de deux ans à Londres, il rentre au Québec pour assister aux obsèques de son mentor et ami, le regretté Premier ministre Jacques Parizeau, et devient par la suite directeur général du Chantier de l’Économie sociale du Québec. Depuis son retour au Parti Québécois, il est conseiller au-près de Jean-François Lisée et Véronique Hivon, avec le mandat d’articuler le projet d’indépendance et d’en faire la promotion. Le 15 avril dernier, il devient candidat du Parti Québécois dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles, après avoir reçu l’appui de près des deux tiers des membres ayant pris part à l’assemblée d’investiture.
«Qui a dit que la souveraineté n’intéresse plus personne! On le voit bien; il y a toujours un vif intérêt pour le sujet et il suffit qu’on en parle pour que les gens soient en mode écoute. Plusieurs prétendent que le Parti Québécois, par son engagement à ne pas tenir de référendum dans un premier mandat, aurait tourné le dos à son objectif fonda-mental. Rien n’est plus faux! L’austérité libérale, que la CAQ se propose de poursuivre avec encore plus de dé-termination, aura mis à mal l’efficacité de nos services publics, affectant sérieusement la confiance des Québécoi-ses et Québécois en leur État national, que nous avons pourtant mis des décennies à construire pour assurer notre développement, notre prospérité et notre mieux-être collectif. Il faut d’abord redonner au Québec un État digne de ce nom, dont les Québécoises et Québécois seront à nouveau fiers, au point d’envisager la possibilité de le voir prendre la place qui lui revient parmi tous les États de la planète. Il à nouveau temps de voir grand pour notre peu-ple!», de déclarer le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron.
«Cette conférence complétait bien le dépliant ‘‘Ensemble pour faire du Québec un pays’’, que nous avons fait par-venir dans tous les foyers de la circonscription, il y a quelques jours. Seul le Parti Québécois peut amorcer, à compter du 1er octobre prochain, le processus devant conduire à l’indépendance. Il importe donc que les souverai-nistes et progressistes se rassemblent autour de lui, afin d’éviter la réélection d’un gouvernement fédéraliste de droite à Québec», d’ajouter la présidente de l’Association du Parti Québécois de Verchères, madame Diane Duplin.
Pour celles et ceux qui ont manqué ce rendez-vous et qui s’en mordent les doigts, les jeunes du Parti Québécois de Verchères ont préparé un montage permettant d’avoir une idée de l’enthousiasme qui y régnait et contenant un lien vers une capsule de cette conférence: https://www.facebook.com/pqvercheres/videos/2029916647049643/.