La CMM demande l’intégration de l’ancien champ de tir au parc national du Mont-Saint-Bruno

La CMM demande l’intégration de l’ancien champ de tir au parc national du Mont-Saint-Bruno

Le comité exécutif de la CMM appuie l’idée d’annexer l’ancien champ de tir au parc national du Mont-Saint-Bruno et demande à Québec et Ottawa de conclure rapidement une entente dans ce but.

On apprenait en septembre dernier que le ministère de la Défense nationale souhaite se départir de son ancien champ de tir qui longe le parc national du Mont-Saint-Bruno et dont une partie se trouve aux limites de Sainte-Julie. Cette nouvelle a suscité beaucoup d’intérêt, mais aussi beaucoup d’inquiétudes de voir ces terres utilisées à des fins de développement résidentiel. Dans un article publié le 3 décembre dernier, Le Devoir précisait que les élus de la grande région de Montréal appuient l’idée d’annexer le terrain au parc national et demandent à Québec et Ottawa de conclure rapidement une entente dans ce but.
Rappelons dans ce dossier que le ministère aurait déclaré que le terrain de 4,4 kilomètres carrés était considéré comme excédentaire en 2017 et il chercherait maintenant à le vendre ou à le transférer, alors qu’une consultation formelle sera mise en branle à une date encore inconnue.
Au cours des derniers mois, la Défense nationale aurait approché dans un premier temps quatre groupes des Premières Nations pour en savoir plus sur leurs préoccupations et leur intérêt en ce qui concerne le terrain, comme l’exige la politique du Conseil du Trésor. À moins de revendications de ces groupes autochtones, le terrain serait par la suite offert prioritairement aux autres ministères fédéraux, puis par les ministères provinciaux et ensuite par les municipalités.
Plusieurs milieux naturels d’intérêt
Officiellement, le processus de consultation n’aurait pas encore débuté, mais l’article du Devoir indique que le comité exécutif de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) a adopté le 4 octobre dernier une résolution demandant au ministre de la Défense nationale du Canada, Harjit Sajjan, et au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, Pierre Dufour, de « conclure rapidement une entente » pour intégrer l’ancien champ de tir au parc national.
Ce faisant, la superficie de 8,8 kilomètres carrés du parc national du Mont-Saint-Bruno pourrait augmenter de moitié, car l’ancien champ de tir de couvre pour sa part 4,4 kilomètres carrés. Le comité exécutif de l’organisme regroupant 82 municipalités du grand Montréal a notamment fait valoir dans sa résolution que les terrains fédéraux présentent plusieurs milieux naturels d’intérêt, y compris des habitats essentiels pour la rainette faux-grillon de l’Ouest et le ginseng à cinq folioles, qui sont reconnus par la Loi fédérale sur les espèces en péril.
On ajoute dans le texte du Devoir qu’avant d’envisager une annexion de l’ancien champ de tir au parc national, le ministère de la Défense doit d’abord procéder à une consultation formelle avec tous les groupes intéressés, soit, dans l’ordre, les Premières Nations, les ministères fédéraux, les ministères provinciaux et finalement les municipalités.
Si au terme de ce processus ces groupes ne sont pas intéressés à en faire l’acquisition, le terrain sera ensuite mis en disponibilité sur le marché suivant un processus concurrentiel à travers les services d’un agent immobilier, a fait savoir le ministère de la Défense à ce sujet.