Investissement conjoint de 70 M$ pour la conservation du fleuve Saint-Laurent

Investissement conjoint de 70 M$ pour la conservation du fleuve Saint-Laurent

Le ministre de l’Environnement du Canada, Peter Kent, ainsi que le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, Pierre Arcand, ont annoncé récemment que les deux paliers de gouvernement s’engageaient pour 15 ans dans la conservation du fleuve Saint-Laurent.

 

Cette entente, nommée Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, permet la poursuite d’une collaboration conjointe sur la conservation du fleuve qui a débuté en 1988, il y a donc 23 ans. Les deux paliers de gouvernement ont annoncé du même coup un investissement de 70 millions à cet effet pour les cinq prochaines années.

Selon le ministre Kent, le renouvellement du Plan d’action Saint-Laurent améliorera la qualité de l’eau et aidera à l’utilisation durable de la voie maritime pour le commerce.

À la suite de l’entente, douze tables de concertation régionales seront constituées et se pencheront sur les problèmes qui affectent le cours d’eau, dont le déversement de produits toxiques par les usines. De plus, un événement annuel qui prendra la forme d’un forum rassemblera en un même lieu tous les acteurs et les citoyens qui se préoccupent de l’avenir du fleuve Saint-Laurent.

Les deux ministres ont souligné que le plan d’action assurait du même coup la poursuite du programme Suivi de l’état du Saint-Laurent, qui permet de dresser le bilan de « l’état de santé » de cette voie de 1 600 kilomètres de long et de soutenir la prise de décision grâce à 21 indicateurs environnementaux, dont la qualité de l’eau, le niveau et le débit de l’eau.

20,6 M$ de Québec

« Depuis 23 ans déjà, grâce à une approche fondée sur le partenariat et la concertation, des progrès significatifs ont été obtenus en matière de protection, de conservation et de recouvrement des usages du Saint-Laurent. Il est primordial de poursuivre nos efforts et de travailler concrètement à la mise en œuvre de la gestion intégrée du fleuve. C’est avec la collaboration de tous, notamment des comités ZIP (Zone d’intervention prioritaire), que nous y parviendrons », a mentionné le ministre Arcand lors de la conférence de presse tenue pour l’occasion au Vieux-Port de Montréal.

Selon ce dernier, ce programme vise trois objectifs principaux, soit la conservation de la biodiversité du fleuve, la pérennité de l’usage de cette voie maritime et la qualité de l’eau.

Le ministre a ajouté que la situation du fleuve Saint-Laurent s’est améliorée depuis 1988, mais il n’a pas pu donnée de statistiques pour prouver ses dires. Il a ajouté du même souffle qu’il reste encore du travail à faire dans ce dossier.

Il est à noter que les gouvernements du Canada et du Québec investiront respectivement 49 millions de dollars et 20,6 millions de dollars au cours des cinq prochaines années afin de permettre la réalisation des actions identifiées au Plan d’action Saint-Laurent. Cette entente financière ne vaut pas pour toute la durée du plan d’action 2011-2026, mais elle sera renégociée en 2016, a précisé le ministre Arcand.

La nouvelle est donc encourageante au plan environnemental, mais il est toutefois triste que, quelques jours plus tard, le ministre de l’Environnement du Canada ait annoncé que le pays se retirait du protocole de Kyoto…