En croisade pour sauver la portion québécoise du registre des armes à feu

En croisade pour sauver la portion québécoise du registre des armes à feu

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’affaires intergouvernementales canadiennes, Bernard Drainville, s’insurgeait la semaine dernière du fait que le gouvernement fédéral s’apprêtait à abolir le registre des armes à feu, mais aussi à détruire les données qui s’y trouvent déjà. « C’est inacceptable! », a-t-il tonné.

Selon lui, « l’entêtement du gouvernement fédéral » pourrait forcer les Québécois à payer une deuxième fois pour la même chose, a-t-il déploré. C’est pour cette raison qu’il a salué la décision annoncée le 13 décembre dernier par le ministre de la Sécurité publique du Québec, Robert Dutil, d’aller devant les tribunaux afin de sauver la portion québécoise du registre des armes à feu.

Bernard Drainville estime que les élus de l’Assemblée nationale doivent se serrer les coudes et défendre la position de la majorité des Québécois quant à l’adoption imminente du projet de loi C-19 à la Chambre des communes du Canada.

Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a uni sa voix à celle de son collègue dans ce dossier.

« Même si nous espérons que le Québec l’emporte devant les tribunaux, il serait irresponsable de ne pas envisager un revers et, conséquemment, que les données québécoises du registre soient détruites. (…) Le ministre de la Sécurité publique, Robert Dutil, a affirmé que ses propres fonctionnaires estimaient le coût d’un nouveau registre à 35 millions de dollars. Si cela s’avère, le Parti québécois croit que nous n’aurions d’autre choix que de nous tourner vers cette option », a-t-il déclaré par voie de communiqué.

« Pas question d’espérer un sursaut de lucidité à Ottawa. Si le gouvernement fédéral ne veut pas s’occuper correctement du contrôle des armes à feu, le Québec, lui, prendra ses responsabilités. Le recours juridique est certes devenu nécessaire, mais il faut, entre-temps, assurer la préservation des données du registre. N’oublions d’ailleurs pas notre motion du 2 novembre dernier, adoptée unanimement, qui s’énonçait ainsi : Que l’Assemblée nationale exige du contrôleur des armes à feu qu’il prenne toutes les mesures nécessaires afin de préserver l’intégralité des données québécoises inscrites au registre des armes à feu », a conclu Stéphane Bergeron.