Les deux plus beaux Noëls de Charles Lafortune

Les deux plus beaux Noëls de Charles Lafortune

Charles Lafortune conserve dans son cœur les souvenirs de deux particulièrement beaux Noëls : un vécu durant son enfance; et le second alors qu’il célébrait son premier 25 décembre comme papa. L’animateur de La Voix junior, de Lâcher Lousse! et résident de Boucherville nous partage ses doux souvenirs.
« Le plus beau Noël comme parent a été l’année où mon fils est né. C’était le 18 décembre 2001, quelques jours seulement avant Noël et le Nouvel An. Il faisait froid, et on est quand même sortis avec notre bébé pour aller célébrer chez ma tante. Ces fêtes ont été de chaleureux moments de réjouissances en famille qui nous ont également permis de faire une photo réunissant quatre générations; Mathis, moi, son grand-père et son arrière-grand-père qui, peu de temps après, soit en février, décédait. Je me souviens aussi qu’il y avait plein de cadeaux pour mon fils, parfois emballés dans des boîtes plus grosses que lui.
Mon plus beau Noël d’enfant a été l’année où ma tante avait loué un chalet dans la région d’Orford; c’était comme des chalets suisses avec des toits en métal de couleur rouge. Nous étions tous là, et j’aurai toujours le souvenir de l’arrivée du père Noël. Il était sur le balcon, les pieds dans la neige, avec son gros sac de cadeaux. Et là, il est entré dans le chalet. C’était, je pense, l’un des derniers Noëls où je croyais encore au célèbre personnage. J’étais âgé de 6 ou 7 ans.
Lorsque le père Noël est parti, nous sommes sortis dehors. Il y avait dans la neige des traces reproduisant celles d’un sleigh, et aussi comme des piétinements, pour imiter les pas des rennes. Cette image est encore très forte dans ma tête.
Tout le monde disait : « Regarde, il est là dans le ciel, et tu vois le point rouge, c’est le renne au nez rouge » Et moi, je me souviens que je le voyais très bien. À la fin de ce moment-là, mon grand-père est revenu nous rejoindre et on lui a tous dit : « Bien voyons, tu as manqué le père Noël » Et lui répondait : « Ah non, je l’ai pas manqué! Était-il gentil ? Je suis bien peiné » On ne réalisait pas du tout que c’était lui. Pour moi, la magie de Noël avait vraiment opéré.
À Boucherville, il y a tellement de chevreuils que je recommande aux parents qui souhaitent créer cette magie de Noël de faire dans la neige des traces avec des skis et avec des sabots en bois.