Un budget trompeur qui ne règle rien

Un budget trompeur qui ne règle rien

« Ce budget s’occupe du 1%, contrairement à ce que prétend le duo Trudeau-Morneau » analyse Xavier Barsalou-Duval, député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, chef parlementaire et porte-parole en matière de développement économique, comptes publics et revenu.

Crédit photo : Ici Radio-Canada

« Ce budget s’occupe du 1%, contrairement à ce que prétend le duo Trudeau-Morneau » analyse Xavier Barsalou-Duval, député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, chef parlementaire et porte-parole en matière de développement économique, comptes publics et revenu.
Un budget canadien qui ne règle rien pour le Québec
Rien pour La Davie
Xavier Barsalou-Duval dénonce vigoureusement l’injustice que le Canada impose aux travailleurs de la Davie. « Comment est-ce possible de justifier l’absence d’engagements fermes pour le ravitailleur Obélix et les brise-glaces, dont on connaît les besoins criants? La stratégie de construction navale du Canada est évaluée à 100 milliards de dollars alors que, depuis 2011, moins de 1 % sont allés au Québec malgré notre contribution de 20 milliards $. Ce sont 800 travailleurs d’une entreprise exemplaire que le Canada abandonne. »
Rien contre l’injustice fiscale des géants du Web
En ce qui a trait au commerce en ligne, le député dénonce le maintien des règles fiscales injustes pour le commerce en ligne. « Nous voulions que le budget prévoie des mesures claires et équitables pour que cesse la protection des privilèges fiscaux des géants du Web. Il est plus que temps d’adapter la fiscalité aux réalités numériques de 2018… Mais le Canada en est incapable ».
Rien contre les paradis fiscaux : Trudeau pour le 1%
De même, il s’oppose vigoureusement à la complicité du Canada envers les paradis fiscaux. « Non seulement le Canada ne fait rien de concret dans ce budget pour la lutte aux paradis fiscaux, mais pire, il vient d’en autoriser deux autres : la Grenade et Antigua-et-Barbuda. Trudeau a jusqu’au 3 mars pour reculer. »
Un budget canadien qui maintient l’iniquité envers le Québec
Tordeuse d’épinette : abandon des régions
Ce budget, qui tient compte du problème de la tordeuse d’épinette dans les provinces de l’Atlantique à hauteur de 75 millions $, ne prévoit aucune somme pour le Québec qui vit le même problème. Pour le député Barsalou-Duval, « il s’agit d’une véritable gifle pour les régions forestières du Québec ».
Services de garde : une injustice pour le Québec
Le gouvernement du Canada a annoncé dans le budget de l’an dernier un investissement de 7,5 milliards de dollars sur 11 ans à compter de 2017. Il s’est entendu avec les gouvernements de toutes les provinces, sauf le Québec, alors que le programme débute cette année. L’iniquité pour le Québec est flagrante considérant qu’il a mis en place son propre système de centre de la petite enfance et qu’on ne lui retourne pas sa part légitime. Pour Xavier Barsalou-Duval, il est primordial que le Canada redonne ces sommes au Québec : « Le Canada doit arrêter de nous faire chanter avec notre propre argent. C’est 1,73 milliard qui nous est dû. »
Un budget canadien qui perpétue l’empiétement dans les compétences du Québec
La recherche fondamentale au Québec
Par ailleurs, le Canada prévoit un réinvestissement important en recherche. Le chef parlementaire dénonce cet empiètement dans ce champ de compétence Québécois. « Les sommes doivent être versées au Québec sans condition. Et c’est au Québec que doit se faire le choix des champs de recherches fondamentales. »
Assurance médicaments : redonner au Québec son argent
Pour le député de Pierre-Boucher—Les Patriotes—Verchères, ce budget présente un autre risque envers le Québec. « Déjà, il y a les transferts insuffisants en santé alors qu’il s’agit de notre argent et de la responsabilité de Québec. À ce sujet, nous demeurons vigilants : le Québec ne fera pas les frais d’un projet d’assurance médicaments canadien puisqu’il gère déjà son propre régime d’assurance médicaments. »
Un budget canadien insensible aux réalités québécoises
Rien contre la détresse des travailleurs saisonniers
D’un autre côté, il semble que le Canada considère que l’assurance-emploi n’aurait pas les moyens d’offrir aux travailleurs saisonniers la possibilité de combler leurs besoins essentiels entre la fin de leurs prestations et la reprise des activités de leurs secteurs d’emploi. Monsieur Barsalou-Duval dénonce l’inaction du gouvernement et son arrogance. « Pendant ces quelques semaines, les travailleurs saisonniers sont sans ressources alors que les plus riches et les grandes entreprises ne paient pas leurs justes parts en impôts. Le gouvernement, lui, reste les bras croisés plutôt que de sortir ces travailleurs de la misère. Il préfère avoir une attitude paternaliste à leur égard en annonçant des sommes pour de la formation. Ce que le gouvernement leur dit, c’est de se trouver un autre emploi ! »
Une hypocrisie environnementale
Le budget ne propose rien de nouveau pour atteindre les cibles de la Conférence de Paris visant la nécessaire réduction des gaz à effet de serre. Le député constate que « Le Canada est hypocrite en prétendant lutter pour l’amélioration de l’environnement. Cet état pétrolier a même prolongé l’aide fiscale à l’énergie dite propre puisqu’elle permet de financer l’utilisation des énergies fossiles, toujours polluantes. »
Le porte-parole en matière de développement économique, comptes publics et revenu conclut « que d’ici l’avènement d’un Québec indépendant, il serait beaucoup plus simple que le Canada lui redonne son argent et, sans ingérence, le laisse administrer ses programmes ».