Boucherville demande à l’agglomération de réaliser des travaux d’entretien à la rivière aux Pins

Boucherville demande à l’agglomération de réaliser des travaux d’entretien à la rivière aux Pins

La rivière aux Pins montre des signes de sédimentation et de réduction des écoulements depuis de nombreuses années.

Ce cours d’eau où frayent plusieurs espèces de poissons se dégrade. Afin de le remettre en bon état, la Ville de Boucherville demande à l’agglomération de Longueuil de qui relève cette responsabilité de procéder à des travaux d’entretien devenus nécessaires.

Depuis quelques années, la Ville s’inquiète de l’état de cette rivière. Des spécialistes ont noté des problèmes d’écoulement, voire de stagnation de l’eau, l’apparition d’odeurs nauséabondes près du ponceau Montbrun, la présence indésirable de lentilles et de phragmite. En 2009, les autorités municipales ont commandé une étude hydraulique de la rivière, entre le chemin du Lac et le fleuve. L’eau a été analysée. Plus tôt cette année, la municipalité a procédé à trois études afin de dresser un portrait de santé de ce plan d’eau qui draine un large secteur urbanisé de la ville.

L’une d’entre elles portait sur les sédiments provenant de cinq stations. Des concentrations de métaux dépassant les normes ont été observées et des produits pétroliers ont été retrouvés. On attend par ailleurs les résultats d’une étude sur le type et la densité des plantes aquatiques qui permettront de connaître l’état de vieillissement du cours d’eau et d’évaluer la présence d’espèces envahissantes. La troisième se penche sur l’intégrité du milieu, c’est-à-dire la capacité de la rivière à supporter différentes formes de vie aquatique. « Compte tenu de sa fonction de collecteur pluvial de la zone urbanisée et d’exutoire pour la zone agricole, il est clair que la rivière aux Pins nécessite un entretien. Or, depuis 2010, la responsabilité de l’entretien des cours d’eau est de la compétence de l’agglomération de Longueuil », stipule la résolution en lien avec la requête de la Ville.

Selon une recherche sur l’historique de l’entretien de cette rivière, les derniers travaux de ce type remontent à 1996, sur près de 300 mètres linéaires de la branche 112. La Ville réclame d’autres études hydrauliques dès 2013 et que soient entreprises des démarches auprès du ministère de l’Environnement du Québec et de Pêches et Océans Canada afin d’obtenir les autorisations requises pour réaliser les travaux requis. Ceux-ci pourraient être exécutés en 2015. Pour l’heure, on ne connaît pas encore à quel montant ils s’élèveront.