À la recherche de solutions pour contrôler la population de cerfs au parc Michel-Chartrand

À la recherche de solutions pour contrôler la population de cerfs au parc Michel-Chartrand

Un inventaire aérien réalisé plus tôt cette année a établi à 41 le nombre de cerfs de Virgine qui vivent sur le territoire du parc Michel-Chartrand, à Longueuil. Or, selon les critères du ministère des Ressources naturelles et de la Faune en milieu rural, il ne devrait y avoir qu’entre 15 et 20 individus à cet endroit compte tenu de la superficie de cet espace naturel.

Ce parc a toutefois la particularité d’être situé dans une ville plutôt qu’en milieu rural, ce qui change la donne. Cette nuance n’empêche pas le ministère de regarder des solutions pour mieux contrôler la population de cerfs dans ce parc.

De concert avec le ministère, la Ville de Longueuil prévoit mettre sur pied un comité technique qui analysera diverses alternatives visant à régulariser la population de cerfs dans le contexte urbain du parc. L’administration municipale veut trouver des solutions qui assureront la viabilité du cheptel tout en respectant l’habitat. Le comité devrait déposer ses recommandations au début de l’été.

Parmi les solutions à regarder, trois hypothèses pourraient être envisagées : déporter les cerfs, utiliser des contraceptifs oraux pour mieux contrôler la population et clôturer les abords du parc Michel-Chartrand.

La Ville a déposé deux projets d’une valeur d’environ 50 000 $ auprès de la Conférence régionale des élus de Longueuil (CRÉ) pour lesquels elle demande une aide financière. Le premier concerne l’aménagement d’exclos pour le cerf de Virginie, un espace isolé par une clôture qui devient protégé contre le broutage intensif des cerfs. Ces installations permettent de faire un suivi afin de mesurer l’impact du broutage sur les espèces ligneuses et herbacées.

Pour ce qui est du second projet, il s’agit de calculer la biomasse disponible pour le cerf de Virginie dans le parc Michel-Chartrand et le Boisé du Tremblay. La biomasse représente l’ensemble de la flore disponible dans l’écosystème forestier dont le cerf se nourrit. L’exercice permettra d’évaluer si la nourriture disponible est présente en quantité suffisante, en milieu forestier naturel.

Par ailleurs, l’inventaire aérien du ministère des Ressources naturelles et de la Faune a révélé qu’il y avait 13 cerfs dans le Boisé de Pratt & Whitney, 32 dans la partie de Longueuil du Boisé du Tremblay et 15 autres dans la section qui touche Boucherville.